Et au milieu coule une rivière… la Varèze
Elle traverse nos saisons comme on traverse le pont :
avec les pêcheurs du printemps qui rêvent plus qu’ils ne prennent, les boulistes de l’été qui cherchent l’ombre autant que leur cochonnet, les chasseurs à l’automne et l’hiver qui connaissent les bois et cette quiétude si prisée mieux que leurs propres besaces...
Un ballet silencieux où l’on passe, s’arrête, puis repart, sans jamais trouver un banc pour se poser, une table pour partager, ou un signe pour dire : ce lieu est aussi à toi.
Et peut-être que c’est là l’histoire : il ne suffit plus de regarder la rivière passer, il faut la faire vivre avec nous. Il faut que chacun apprenne à regarder ce qui respire, à compter ce qui revient, et à protéger ce qui manque : un inventaire citoyen, des sentiers balisés, des tables pour se poser et profiter, des ruchers pédagogiques.
Et pour accueillir ceux qui viennent de plus loin, offrir une zone de stationnement pour camping-cars, et pour les personnes à mobilité réduite, créer un accès facilité pour les accueillir.
Des gestes simples qui, mis bout à bout, changent un paysage. Parce que notre rivière n’est pas qu’un décor, c’est une direction politique, un tournant que nous souhaitons prendre, une manière de dire qu’il ne s’agit pas seulement de s’adapter au climat, mais de choisir, vraiment, de faire de cet endroit un village vivant et vivable pour tous, tout le temps, où l’on se retrouve, où l’on reste, tout au long de l’année.